Se détendre n'est pas manger : Guide pratique de remise en forme en voyage
Si vous voyagez suffisamment, vous apprenez deux vérités.
Premièrement : votre emploi du temps vous trahira.
Deuxièmement : votre corps va soit amplifier le chaos, soit l’atténuer.
Cette semaine a été un enchaînement incessant d'aéroports, de salons, de réunions et de retards. Le plus intéressant n'était pas le voyage en lui-même, mais plutôt la façon dont de petites décisions – bouger, jeûner, s'hydrater et respecter quelques règles strictes – ont permis d'éviter que la semaine ne tourne au fiasco.
Lundi : mouvement d'abord, jeûne volontaire
Je me suis réveillé à l'hôtel de l'aéroport de Lyon et j'ai fait ma routine d'entraînement de base : pompes, squats, marche de l'ours, gainage. Rien d'héroïque, juste de quoi réveiller mon système nerveux avant de prendre la voiture et d'enchaîner avec des réunions toute la journée.
J'ai alors opté pour la marche jusqu'à ma voiture de location plutôt que le bus. J'étais à jeun : mon dernier repas remontait à 16 h la veille, et le premier était prévu pour le déjeuner avec les clients. Ce choix n'était pas motivé par la souffrance, mais par le désir de gagner du temps et de me recentrer. Quand on sait qu'on va être contraint de rester assis, on peut soit accepter la passivité, soit anticiper ses mouvements et garder le contrôle de sa journée.
Mardi : La réalité de la zone 2 sous l'effet des transports
J'ai commencé par des séances sur tapis roulant en essayant de me concentrer au maximum sur la zone 2. Même cela s'est avéré plus difficile que prévu. Maintenir un rythme cardiaque de 147 bpm ou moins me donnait l'impression de lutter contre les lois de la physique. Je devais ralentir fréquemment.
Voilà la physiologie du voyage en une phrase : Ce qui est facile à la maison peut être difficile sur la route. Le sommeil change. Le stress change. Les nouveaux environnements changent. La victoire n'est pas une question d'ego. La victoire, c'est de persévérer dans son entraînement, même lorsque le rythme n'est pas à la hauteur.
Le reste de la journée a été consacré aux clients et aux collègues. Ensuite, je suis parti de Valence pour Lyon afin de prendre un vol pour Londres le lendemain matin.
En plus de cela : j’ai appris l’importance de la flexibilité en temps réel. Un changement de dernière minute a bouleversé mon programme de voyage en Inde : Mumbai et Chennai au lieu de Mumbai et Bangalore. Grâce à mes billets flexibles et à mes hôtels annulables, j’ai pu m’adapter sans paniquer. Ce n’est pas de la chance, c’est une méthode efficace.
Mercredi : frictions administratives et le piège du salon
Partir tôt le matin a révélé une nouvelle contrainte : impossible d’obtenir ma carte d’embarquement pour le deuxième vol. Au comptoir, j’ai appris qu’une heure d’arrivée prévue était requise, et toute la journée dépendait désormais d’une procédure mobile : téléchargement d’une application, scan de la puce du passeport, selfie, envoi, courriel de confirmation, approbation finale.
Si ce processus avait échoué, je me serais retrouvé bloqué.
Ça a fonctionné. J'ai gardé mon sang-froid. Et c'est plus important qu'on ne le croit. Le calme n'est pas un trait de caractère, c'est une compétence essentielle en voyage.
À Francfort, j'ai utilisé le salon comme j'aime l'utiliser : pour m'hydrater et partir. J'ai rempli ma bouteille, bu de l'eau, puis un petit café noir. J'ai préparé du UniMate et je l'ai emporté en cabine. Ma règle était simple : Le salon n'est pas un buffet ; c'est une halte.
Puis vint l'épreuve de patience : départ retardé, attente en vol, puis attente à la porte d'embarquement après l'atterrissage. Chaque jour semblait inventer de nouvelles salles d'attente. La seule chose à faire était de se maîtriser : respirer, marcher, et surtout ne pas céder à la frustration et se jeter sur la nourriture.
Après mon arrivée à Londres, je suis allée directement de l'aéroport à ExCeL – c'était ma première fois – en traînant ma valise cabine à roulettes, car attendre l'enregistrement à l'hôtel m'aurait fait perdre du temps et de l'énergie. Ce choix s'est avéré judicieux. Les salons professionnels sont tout le contraire de la prospection à froid : clients actuels et potentiels réunis au même endroit, échanges denses et dynamiques. Je suis restée de midi à 17 h et j'ai choisi de ne pas manger avant ni pendant. Cette flexibilité alimentaire se traduit par une efficacité accrue au travail, surtout lorsqu'on n'est pas contraint par les horaires des repas.
Bonus : j’ai remarqué qu’il y avait aussi une exposition spatiale au même endroit et je me suis inscrit pour le lendemain.
Jeudi : tourisme express + expositions + le piège de la boîte mail
Jeudi matin, j'ai fait un petit tour de découverte rapide. Mon Fitbit était presque prêt (36/100), mais la récompense était à la hauteur : une matinée ensoleillée à Londres et la découverte de monuments emblématiques, notamment les Horse Guards près de Buckingham Palace. Je suis sûre de ne pas avoir été en zone 2, et ce n'est pas grave. Toutes les sorties ne sont pas des courses de performance. Certaines sont des sorties pour se faire une idée.
La chambre d'hôtel s'est alors transformée en piège : courriels et messages de collègues, une charge cognitive qui ressemble à du “ travail ” mais qui, insidieusement, grignote la journée. Malgré tout, je suis parvenu à m'échapper et à visiter les expositions Data Centers et Space à ExCeL en empruntant la ligne Elizabeth.
Ce soir-là, je suis parti vers le nord pour dîner en famille, puis j'ai fait mes bagages et dormi avant de me lever tôt le lendemain.
Vendredi : panne de transport, erreur coûteuse et victoire du rétablissement
Vendredi, il n'y avait qu'une seule journée de voyage entre Londres et Leipzig, et c'était un test de résistance.
Je me suis réveillé à 5 h 20 et j'ai constaté que la ligne Piccadilly était hors service. Le service de remplacement a ensuite été annulé. Dans une situation pareille, soit on panique, soit on applique un plan B déjà répété. J'avais testé ce plan la veille : marcher ou courir jusqu'à la station de la ligne Elizabeth et continuer à partir de là.
J'ai couru. J'y suis arrivé. Je suis arrivé à l'aéroport. La sécurité s'est bien passée.
Plus tard, lors d'un vol retardé, j'ai fait une sieste de 90 minutes. Cette sieste m'a été précieuse. Les retards sont soit du temps volé, soit du temps gagné ; le sommeil, lui, le transforme en un capital.
Dans les salons de Munich et de Francfort, j'ai appliqué la même discipline : eau, café à la demande, plages horaires dédiées au travail, et surtout, pas de grignotage. J'ai même perfectionné le rituel UniMate en le mélangeant avec de l'eau plate et en complétant avec de l'eau gazeuse pour varier les plaisirs.
Puis ma chance a tourné, non pas à cause de l'aéroport, mais à cause d'une erreur d'étiquetage.
À Francfort, j'ai mis mon réveil à 17h00 car je pensais que l'heure de vol (17h10) était l'heure d'embarquement. L'embarquement était à 16h40. Je suis arrivé à 17h10 comme prévu, mais mon planning était basé sur le mauvais horaire.
Je déteste les erreurs, surtout celles qui coûtent de l'argent et qui sont vécues comme une humiliation. Je suis fier d'être à l'heure. Celle-ci a touché mon ego et a empiété sur le temps passé en famille.
J'ai appelé ma famille. Ils ont été compréhensifs et m'ont beaucoup soutenu. Ce n'était pas un moment facile, au contraire, c'était un moment fort. Un véritable soutien transforme une situation difficile en une situation surmontable.
Tout en parcourant le terminal et en discutant, j'ai pratiqué la respiration profonde pour me détendre. Ça a fonctionné. J'ai réservé un autre vol pour 22h et j'ai payé les frais. J'ai passé une journée sans calories et j'ai décidé de profiter de ce jeûne pour me ressourcer après un repas copieux la veille.
J'ai ensuite appliqué la correction : je suis allé à la porte 15 minutes avant l'embarquement Pour plus de confort et de contrôle.
Voilà la véritable leçon : on ne résout pas les problèmes actuels en se détestant soi-même. On les résout grâce à de meilleurs systèmes.
Week-end : remise à zéro à la maison, rythme familial et prochain lancement
Je suis rentrée à minuit, j'ai dormi et je me suis réveillée avec l'odeur de crêpes – classiques et végétaliennes – préparées par mon fils aîné et son ami. J'ai rompu un jeûne d'environ 36 heures avec un bouillon d'os, puis une boisson protéinée, puis une crêpe de chaque type.
Samedi, c'était famille et tâches pratiques : déballage des cartons, une longue liste de choses à faire, refaire les valises pour l'Inde et construction d'une cabane dans les arbres avec mon plus jeune. J'en ai payé le prix fort avec mes allergies (le pollen de bouleau et de noisetier est mon pire ennemi), puis j'ai pris une douche pour me ressourcer.
Dimanche, nous avons pris des chemins différents : les garçons sont partis pour la Macédoine du Nord et moi pour Mumbai. Nous avons gardé notre promenade matinale habituelle pour acheter des petits pains, bavardé avec les voisins, pris le petit-déjeuner, puis j’ai vérifié ma liste de voyage : visa, passeport, portefeuille, réservation de parking, médicaments contre les allergies. Trajet sans encombre jusqu’à Leipzig, embarquement sans problème et vol tranquille : sommeil, lecture, livres audio. J’ai commencé Un festin pour les corbeaux. Nous avons atterri tôt à Francfort, et j'ai décliné le chocolat qu'on m'offrait afin de préserver mon équilibre calorique.
La semaine en une ligne
Travel a tenté de faire échouer le plan. Le plan est devenu : Des étapes d'abord, des protéines consommées de manière ciblée, une discipline en matière de détente et une récupération émotionnelle lorsque le système flanche.
Remarque : Ceci est basé sur une expérience personnelle et une pratique courante, et non sur des conseils médicaux.

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