Le salon n'est pas un lieu de restauration, c'est une infrastructure.
Notes de terrain de la semaine 9 à Valence
Synthèse — 2026-W09
La semaine 9 a commencé dans le noir complet. Réveil à 3h40 et course contre la montre à l'aéroport. Le trajet en voiture jusqu'à Leipzig sous la pluie s'est déroulé sans encombre, le stationnement était facile, et la sécurité… était… la sécurité : ma perche à selfie, ma ceinture de course LED, mon rasoir et mes écouteurs dans mes chaussures ont déclenché l'expérience classique des “ huit personnes fixant le scanner ”. Puis, l'embarquement nous a réservé la surprise : un petit enfant hurlant pendant toute la procédure d'embarquement et de repoussage comme s'il participait à une compétition. Finalement, l'avion a décollé, le calme est revenu et la semaine a commencé.
Ce moment initial est crucial car il donne le ton : les difficultés du voyage sont inévitables. La seule inconnue est de savoir si j’arrive le jour même déjà épuisé, ou si je conserve suffisamment de capacité de décision pour gérer le reste de ma journée.
Le paradoxe du lounge : avantage, piège ou outil ?
Lors de ce voyage, je suis tombée nez à nez avec ma contradiction préférée : le salon Lufthansa. C’est un vrai atout : un espace calme, des toilettes plus modernes, de l’eau, du calme et des en-cas gratuits. Mais c’est aussi une véritable usine à tentations : des snacks et des sucreries à profusion, et toutes ces facilités caloriques qui mettent sournoisement à mal tous mes objectifs.
Cette semaine, j'ai utilisé le salon comme un outil, pas comme un buffet. J'ai appliqué une règle simple : décider avant d'y aller. Pas sur place, pas quand je suis fatiguée, pas en “ jetant juste un coup d'œil ”. Un jour, j'ai opté pour un petit-déjeuner riche en protéines ; un autre jour, je n'ai bu que de l'eau, car j'avais déjà noté mon dernier repas à la maison et je voulais respecter mon créneau horaire d'alimentation. Cet engagement préalable a transformé la “ tentation ” en un non-événement.
Le plus drôle ? Un “ surclassement gratuit ” plus tard dans la semaine a confirmé cette impression. Le surclassement semblait avantageux, mais il était minime : seuls quelques passagers avaient réellement payé pour la classe affaires et ont bénéficié du repas. Les autres passagers surclassés… n'ont rien eu. Pour ma part, cela ne me posait aucun problème, car j'avais déjà acheté et emporté un repas riche en protéines. Le véritable avantage du voyage ne résidait pas dans le surclassement, mais dans la préparation.
Lundi : la journée des systèmes (prévenir → absorber → payer la facture)
Lundi a été une journée entièrement consacrée à la logistique. Sur la route de Valence, je me suis arrêtée sur une aire de repos pour une pause pipi et j'ai mangé une salade, car je savais que le dîner tardif avec les clients serait plus difficile à gérer si j'essayais de jeûner tout l'après-midi. J'ai même fait une petite promenade après le repas – un petit effort qui aide le corps à digérer et permet à l'esprit de se détendre.
Puis ce fut le chaos : le groupe de clients avait plus d'une heure de retard à cause d'un malentendu sur l'heure de début. J'ai donc dû réorganiser les plannings des autres à la dernière minute. Cela a eu des répercussions, mais nous avons tout de même mené à bien la journée : visites, réunions et suivi des progrès. Ensuite, j'ai aidé un client à faire une course rapide au supermarché pour des articles qu'il ne trouve pas facilement chez lui.
La journée s'est terminée comme au cinéma : arrivée à l'hôtel à 19h25, réservation pour le dîner à 19h30, et hop, un repas tardif. C'était une belle façon de terminer la journée, mais la fatigue était palpable. Les dîners tardifs ont un prix : parfois du sommeil, parfois de l'énergie pour le lendemain, parfois juste un coup de mou.
Mon repas du lundi (ce qui intéresse vraiment les gens) : j’ai pris un repas protéiné tôt (œufs et boulettes de viande), un déjeuner simple (salade César au poulet avec une vinaigrette très légère) et j’ai quand même pris un dessert (crème brûlée). Ce n’était pas une alimentation “ parfaite ”, mais une alimentation contrôlée.
Mardi et mercredi : l'histoire de la course à pied (dette de sommeil vs dividende du sommeil)
Mardi, c'était le jour du “ retour à la dynamique ”. J'ai commencé par une course visant la zone 2, mais le manque de sommeil m'a empêché de tenir le rythme. Les chiffres ont confirmé mes craintes :
- Mardi : 11,49 km, 1 h 03 min 17 s, allure moyenne 5 min 30 s/km, fréquence cardiaque moyenne 169 bpm
Ce n'est pas la zone 2. C'est mon corps qui me dit qu'il est en surchauffe. J'ai quand même terminé la séance, mais c'était un de ces jours où la stratégie se heurte à la biologie, et où la biologie l'emporte.
Mercredi, mes efforts ont porté leurs fruits. J'ai sauté le dîner mardi soir et j'ai privilégié un sommeil réparateur : moins de lumière, pas de lumière bleue, une soirée plus calme, de la créatine et de l'ashwagandha, et un ralentissement volontaire du rythme. Je me suis réveillé plus alerte. J'ai aussi fait quelque chose que j'adore car cela me permet de me recentrer : je me suis fixé une heure limite stricte. Me raser, me brosser les dents, courir, être de retour à l'hôtel à 8h15 — assez de temps pour prendre une douche et arriver à la réunion du matin, mais pas pour le petit-déjeuner. Ce n'était pas un sacrifice, c'était un choix. Mon activité matinale me donne un aperçu de ce que sera ma journée.
- Mercredi : 12,17 km, 1 h 10 min 10 s, allure moyenne 5 min 46 s/km, fréquence cardiaque moyenne 152 bpm
Même ville, même itinéraire, rythme légèrement plus lent, plus de distance, plus de dénivelé – et une fréquence cardiaque moyenne inférieure de 17 bpm. C'est le bénéfice du sommeil. C'est la zone 2 qui redevient une réalité.
Le commerce hôtelier et de la salle de sport : la régularité plutôt que le confort
Un soir, j'ai fait un choix simple : sauter le dîner et m'entraîner à la place. J'ai commencé par une estimation de ma consommation d'oxygène (VO₂) à vélo (basée sur ma fréquence cardiaque, donc un signal imprécis, pas une valeur définitive) et j'ai obtenu 57. Ensuite, j'ai effectué un bloc d'endurance régulier : 37 min 24 s, distance mesurée sur la console : 8,2 km, fréquence cardiaque moyenne : 150 bpm, et j'ai terminé par du renforcement musculaire.
Ma meilleure “ recette ” de cette séance était simple : tractions : 4 séries de 5, qualité irréprochable (5/5). Des répétitions propres. Sans compromis. Les semaines de voyage, je n’ai pas besoin d’entraînements parfaits. J’ai besoin de victoires régulières.
Confirmation d'un professionnel… et la manière adulte de l'utiliser
Un soir, au restaurant, j'ai rencontré le médecin d'une équipe cycliste professionnelle espagnole. Nous avons parlé du stress lié aux voyages, du sommeil, de la récupération et des compléments alimentaires. Il était un fervent partisan de la créatine – qu'il considérait comme un produit de “ haut de gamme ” – ainsi que des électrolytes et des fondamentaux plus classiques. La conversation était très intéressante, mais je ne la considère pas comme une validation scientifique. Je la vois simplement comme ce qu'elle était : une information précieuse qui confirme la voie que je suis déjà.
Le levier manquant : les fibres (et pourquoi Balance deux fois par jour a été utile)
Cette semaine, j'ai bien fait plusieurs choses : privilégier les protéines, planifier mes périodes de jeûne, améliorer mon sommeil et rester actif malgré les contraintes. Mais j'ai aussi constaté un problème : mon apport en fibres était insuffisant. C'est le point faible classique du voyageur d'affaires : les protéines sont faciles à consommer, les légumes et les légumineuses ne sont pas toujours au menu, et les aéroports raffolent des sauces onctueuses.
L'une des choses qui s'est avérée utile a été de consommer Balance deux fois par jour comme “ filet de sécurité ” en fibres lorsque l'alimentation était chaotique. Le constat est positif : le système a fonctionné malgré la pression. L'amélioration pour la semaine prochaine est tout aussi simple : conserver l'apport en protéines et ajouter chaque jour une source de fibres alimentaires (base de salade, soupe de légumes, fruits ou légumineuses, selon les disponibilités).
Nouvelle expérience : la glycine (aperçu du prochain article)
J'ai fait des recherches sur la glycine et j'en ai commandé. Je m'y intéresse pour ses effets bénéfiques sur la récupération et le bon fonctionnement de l'organisme, notamment sur la qualité du sommeil et les voies antioxydantes naturelles (souvent évoquées en lien avec le glutathion). Je ne m'attends pas à des miracles. Je vais suivre un traitement régulier, noter des indicateurs simples (qualité du sommeil, envies, ressenti à l'entraînement, évolution du poids) et vous faire un compte rendu détaillé après quelques semaines.
Considérez ceci comme un aperçu : un prochain article sera un compte rendu de terrain sur la glycine, sans exagération.
Saison des allergies : la contrainte que je ne peux pas surmonter par la discipline
Cette semaine a aussi été marquée par un rappel agaçant : le pollen ne se soucie guère de la motivation. Après avoir ramassé les feuilles mortes à la maison, une forte exposition au pollen de noisetier m’a frappée de plein fouet et je me suis réveillée la nuit avec des symptômes aux yeux, à la gorge et au nez. Les médicaments m’ont soulagée, mais ils me fatiguent aussi. J’étudie comment des périodes de jeûne, une bonne protection du sommeil et un contrôle de l’exposition peuvent contribuer à réduire le double fardeau des allergies : les symptômes et les troubles du sommeil.
Je n'aime pas avoir besoin de médicaments. J'aime encore moins perdre le sommeil et mes performances parce que j'ai essayé de gérer la saison des allergies par tous les moyens.
Résultat de la semaine 9 : poids stable, composition corporelle en amélioration
Mon poids est resté stable autour de 77 kg, mais mon pourcentage de masse grasse a légèrement diminué. C'est le genre de semaine qui me convient : une progression lente et sans accroc. Il est aussi possible que la créatine ait augmenté la rétention d'eau dans les muscles, masquant ainsi la perte de graisse sur la balance. Quoi qu'il en soit, l'objectif reste le même : éliminer la graisse tenace tout en améliorant mon endurance aérobie pour le semi-marathon d'Istanbul.
Le point à retenir de la semaine 9 (et la scène finale)
La semaine 9 n'était pas axée sur la perfection. Il s'agissait de prouver sa valeur.
Face aux imprévus du voyage, je n'ai pas fait appel à ma volonté. Je me suis fiée à mes réflexes :
- Le salon est une infrastructure, pas un lieu de restauration.
- décisions prises avant la tentation
- La protection du sommeil comme outil de performance
- La zone 2 est une contrainte, pas une ambiance.
- “ Preuves ” plutôt que récits (4×5 tractions, qualité 5/5)
Et j'ai eu la fin que je souhaite plus souvent : nous sommes arrivés à Lyon avec un quart d'heure d'avance et j'ai dormi dans l'avion. Les avantages liés au statut sont appréciables. Les avantages liés au sommeil sont encore meilleurs. Voyager demande de l'énergie, à moins de s'en ressourcer volontairement – et cette semaine, je l'ai fait.
La mise à jour de la semaine prochaine est simple : conserver le système, ajouter des fibres comme levier manquant et commencer l’expérience sur la glycine avec un suivi précis.

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