Semaine 01 (2026-S01) : Nouvel An en transit
Garder son calme malgré le mouvement
Sur Instagram, on trouve une version des fêtes qui paraît paisible.
Et puis il y a la version réelle : les valises, les quais de gare, les fuseaux horaires, la logistique familiale et le choc émotionnel de dire “ au revoir ” à un endroit tout en essayant d’être pleinement présent dans le suivant.
Cette semaine, c'était la vraie version.
Nous étions encore à Japon jusqu'au 1er janvier, puis nous sommes retournés en Allemagne et avons repris nos activités familiales : d'abord de retour chez mon beau-frère à Berlin pendant quelques jours, puis à mon le beau-père sur 3 janvier, et enfin chez soi Chemnitz cette même nuit.
Ce fut une semaine de transitions — et c'est lors des transitions que les habitudes disparaissent… ou prouvent qu'elles sont bien réelles.
Japon jusqu'au 1er janvier : le sentiment des “ derniers jours ”
La fin d'un voyage est une période riche en émotions.
Les premiers jours sont synonymes d'excitation et de nouveauté. Les jours suivants s'installent dans un certain rythme. Et les derniers jours laissent place à ce sentiment de “ ça y est, c'est la fin ” — surtout lorsqu'on voyage en famille et qu'on sent que chacun se crée des souvenirs en direct.
Je ne prétendrai pas avoir été parfaitement reposée ni parfaitement organisée. Mais j'étais consciente d'une chose importante :
En voyage, le bien-être cesse d'être une routine et devient une activité. relation.
Une relation imparfaite avec le sommeil.
Une relation avec la nourriture qui nous est étrangère.
Un rapport au mouvement qui pourrait se traduire par la marche et l'exploration plutôt que par l'entraînement.
Et ce n'est pas un échec. C'est la réalité.
1er janvier : le passage des voyages à la famille
Puis vint le changement le plus difficile : quitter le Japon et retrouver sa “ vie d'avant ” — pas directement à domicile, mais dans les foyers familiaux, ce qui représente une intensité en soi.
Le retour d'un long voyage est rarement reposant. C'est un échange :
- De la logistique d'aventure à la logistique domestique
- de “ nous explorons ” à “ nous coordonnons ”
- de la nouveauté à la réintégration
Et parce que c'était Nouvel An, Il y a aussi cette pression invisible de décider immédiatement de ce que l'année suivante “ signifie ”.
Mon avis sincère : les premiers jours de janvier sont surévalués pour prendre des décisions importantes.
Ils sont meilleurs pour deux choses :
- Récupération
- Réinitialiser vos bases
Berlin pour deux jours : des fenêtres courtes, des ancrages simples
Nous avons passé deux jours à Berlin chez mon beau-frère.
Durant des semaines comme celle-ci, les gens ont tendance à osciller entre les extrêmes :
- “ Je ne ferai rien, je suis épuisé. ”
- “ Je vais tout arranger à partir de maintenant. ”
Les deux sont compréhensibles. Aucune n'est idéale.
Ce qui fonctionne vraiment (pour moi), c'est de choisir petites ancres qui ne nécessitent pas de circonstances parfaites.
Des ancres comme :
- sortir se promener, même quand on n'en a pas envie
- boire de l'eau avant la caféine
- manger un repas qui procure un sentiment d'ancrage
- se coucher sans essayer de “ gagner ” la soirée
Ce ne sont pas des choses glamour. Mais elles constituent le fondement d'une certaine régularité, surtout pendant les périodes où la famille est très présente.
3 janvier : un dernier déménagement — chez mon beau-père, puis retour à la maison
Le 3 janvier, nous avons de nouveau voyagé : chez mon beau-père, puis nous sommes rentrés à Chemnitz le soir même.
Cette dernière étape, la plus difficile, est toujours celle qui met à l'épreuve. On est déjà fatigué, on a déjà fait le plus dur, et la ligne d'arrivée est si proche que tout semble un peu agaçant.
Et pourtant : c'est précisément à ce moment-là que votre système compte le plus.
Un programme d'entraînement imparfait. Des macronutriments imparfaits. Un suivi imparfait.
Une simple règle intérieure calme, comme :
“ Je n'ai pas besoin de tout faire. Je n'ai qu'à faire le minimum. ”
La leçon de la semaine : la constance est portable
Cette semaine m'a rappelé quelque chose que je souhaite que tous les professionnels occupés (et tous les parents) entendent :
Vous n'avez pas besoin d'une routine parfaite. Vous avez besoin d'une routine portable.
Un système portable est construit à partir de comportements qui perdurent :
- jours de voyage
- journées en famille
- décalage horaire
- repas perturbés
- sommeil irrégulier
- le “bruit” émotionnel des transitions
Ce n'est pas spectaculaire. Ce n'est pas du genre à faire des affiches de motivation.
Mais c'est ce qui vous permet réellement d'avancer.
Petite expérience pour la semaine prochaine (moins de 2 minutes pour commencer)
J'utilise une “ réinitialisation en 3 points d'ancrage ” après des semaines de déplacements fréquents :
- Une courte promenade quotidienne (même 10 minutes)
- De l'eau avant la caféine
- Un déclencheur de coucher constant (même petite routine)
Pas d'héroïsme. Juste de la stabilité.

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