Wellness by Michael Tomasini

Semaine 52 (2025-S52) : Atterrissage à Tokyo

Quand le voyage se transforme en bouton de réinitialisation

Il existe une fatigue particulière qui ne survient que lorsqu'on traverse les fuseaux horaires en famille.

Il ne s'agit pas seulement du décalage horaire. Il y a aussi la charge mentale : les passeports, les bagages, les négociations pour les en-cas, la recherche du bon quai, le fait de garder tout le monde ensemble et d'essayer de transformer la “ logistique ” en quelque chose qui ressemble encore à un voyage.

Cette semaine, nous avons pris l'avion depuis De Berlin à Tokyo — routage à travers Munich et Pékin Sur Lufthansa et Air China. Nous avons trouvé un super prix pour quatre personnes, et le vol a été étonnamment rapide car l'itinéraire permettait de survoler la Russie. Pour une fois, le voyage s'est déroulé sans encombre.

Nous avons dormi un peu dans l'avion et sommes arrivés le lendemain à début d'après-midi, c'est à ce moment de la journée que le décalage horaire se fait sentir sournoisement : on se sent suffisamment en forme pour commencer à bouger… jusqu'à ce que le corps se souvienne discrètement qu'il fonctionne à une horloge différente.

Ma première décision : ne pas “ optimiser ” Tokyo, mais la vivre pleinement.

Quand on arrive dans un endroit comme Tokyo, la tentation de faire les choses “ correctement ” est immédiate.”

Le premier repas parfait. Le premier quartier idéal. La photo parfaite pour les réseaux sociaux. Le plan parfait.

J'ai fait quelque chose de plus simple : j'ai emmené ma famille directement à Gare de Tokyo pour ressentir le chaos et l'ampleur de la chose dans la réalité. Non pas parce que c'est le choix le plus facile, mais parce que c'est… Tokyo—et la gare de Tokyo, c'est comme pénétrer au cœur même de la ville.

C'était bruyant, rapide, déroutant et étrangement énergisant. Exactement comme annoncé.

Mon intention était claire : Rue des ramen de Tokyo dans le métro.

Et nous y sommes arrivés.

Mais la station a sa propre logique, et “ le plan ” survit rarement au premier contact avec la réalité, surtout quand quatre personnes affamées sont impliquées.

La victoire accidentelle : pas de ramen… Hiroshima

Au lieu de ramen, nous avons fini par manger dans un restaurant spécialisé dans la cuisine d'Hiroshima et nous avons dégusté un plat qui reste gravé dans ma mémoire : Nouilles udon garnies de fromage et d'œufs, nappées d'une sauce onctueuse.

Sur le papier, cela ressemble à une situation où “ faire confiance au processus ” a mal tourné.

En réalité, c'était l'une de ces victoires en voyage qu'on ne peut pas provoquer.

C'était chaud, réconfortant, et exactement ce dont on a envie après une longue journée de voyage : un repas qui détend le système nerveux.

Il y a une leçon à en tirer : parfois, les meilleurs moments d'un voyage surviennent lorsque le plan échoue en douceur.

La transition : de l'intensité urbaine au foyer

Après le repas, nous nous sommes dirigés vers notre Airbnb, situé à plusieurs stations au nord de la gare de Tokyo.

Ce moment précis – quitter le bouillonnement lumineux de la ville et regagner son “ chez-soi ” – est celui où le voyage prend tout son sens. On passe du mode touriste au mode habitant.

Et c’est là que j’ai ressenti quelque chose que je ne ressens pas toujours lors de mes déplacements professionnels :

une réinitialisation.

Pas le genre de fantasme “ Je suis une nouvelle personne maintenant ”.

Le genre plus calme, celui où votre cerveau cesse de tourner en rond sur les schémas habituels pendant suffisamment longtemps pour que vous puissiez vous entendre penser à nouveau.

Ce que cette semaine m'a rappelé concernant le bien-être

Ceci est un blog sur le bien-être, alors voici la vérité :

Voyager peut bouleverser vos habitudes. Mais cela peut aussi révéler quelles habitudes sont authentiques.

En voyage, on perd ses habitudes. On ne retrouve plus ses aliments préférés. On ne retrouve plus son lit habituel. Le rythme de vie est chamboulé. Le corps est désorienté. Le stress peut monter en flèche, même en vivant une expérience extraordinaire.

Ce qui signifie que la question devient :

Disposez-vous d'un système, ou bénéficiez-vous seulement de conditions idéales ?

Cette semaine, mon “ système ” n’était pas axé sur la perfection. Il s’agissait de conserver quelques points d’ancrage simples :

  • Bougez un peu (même s'il s'agit simplement de traverser des gares et des quartiers à pied)
  • Mangez quelque chose de chaud et réconfortant.
  • Ne précipitez pas le premier jour (La fatigue liée aux voyages est bien réelle)
  • Que le lieu soit le point

Ce dernier point est plus important qu'on ne le croit.

Quand on a une vie trépidante, le repos devient souvent une tâche de plus à accomplir correctement. Pourtant, parfois, se ressourcer consiste simplement à être présent dans un lieu inconnu et à laisser son attention se tourner vers l'extérieur plutôt que vers l'intérieur.

Tokyo a rendu cela facile.

Petite expérience pour la semaine prochaine (moins de 2 minutes pour commencer)

Chaque jour de voyage, je choisirai un “ point d'ancrage ” avant notre atterrissage :

  • Un endroit que nous découvrirons sans nous presser. (même si c'est chaotique),
  • et un simple repas réconfortant (chaud, nourrissant, sans complications).

Non pas parce qu'il est optimisé, mais parce qu'il préserve l'aspect humain du voyage.

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